Tu me copieras 100 fois...
Je suis puni !
En effet (anéfé pour la geekette), hier Louise et Carole ont déguisé pour Noël un pauvre épicéa qui se serait bien passé de ça en plus d'avoir été arraché à sa forêt natale et transporté dans des conditions indigne d'un épicéa de bonne famille. J'ai gentiment essayé de faire comprendre à ma chère et tendre tout le bien que je pensais de cette tradition séculaire avec le tact que prendrait un moine pour convertir une tribu cannibale sortant d'un jeûne rituel (que celui qui a pensé les mots : moquerie et cynisme aille immédiatement dans le bureau du directeur...). Et donc du haut de son poste de maîtresse, directrice d'école (genre, je te regarde comme si tu avais quatre ans et je te parle lentement pour être sûre que tu comprennes bien) Carole m'a déclaré : "puisque c'est comme ça, tu parleras du sapin sur le blog !". Vu le ton qu'elle a employé et son métier, je ne peux considérer cela que comme une punition de la maîtresse.
D'abord, histoire de me la pêter un peu, je vais vous faire une leçon d' histoire. Le sapin de noël vient d'un rite celte du solstice d’hiver où l'arbre du mois (chaque mois avait un arbre chez les Celtes) était décoré avec du blé, des fruits et des fleurs. Ce rite fut repris et transformé par les chrétiens et voilà le sapin de Noël. Bon je vous passe comment on est passé des fruits aux loupiotes vertes, rouges, jaunes et bleues qui clignotent dans un ordre aléatoire et qui rendent fous les chats et les poissons rouges. Bref, toujours est-il que nous voici au bout de 4000 ans (la tradition celte remonte à 2000 avant J.C) avec le même arbre vert rempli de piquants qui, quand ils ne se foutent pas dans votre bras ou votre mollet, tapissent le sol et vous transpercent la plante des pieds.
C'est quand vous réussissez à trouver un sapin en forme, sinon vous êtes condamnés à vous farcir jusqu'à nouvel an un arbre aussi déplumé que Kojak. Pour dissimuler le fait que votre arbre ressemble plus à un gibet qu' à un fier résineux vous le chargez de boules dépolies, de guirlandes qui ont toujours une ampoule foireuse (c'est une loi universelle !!),de tout un tas de bibelots que même Emmaüs ne veux plus racheter et enfin, fièrement tel le Vlad Tepes de base vous empalez au sommet du picea abies un pauvre ange qui s'il n'a pas de sexe vient de découvrir qu'il avait un fondement.
Oh, je vous entends déjà me parler des yeux des enfants qui pétillent (je tiens à vous signaler que les yeux de Louise pétillent aussi devant un hamburger ou un épisode de la panthère rose, je suis pas sûr que se soit une référence), de la tradition (je sais 4000 ans, mais bon, 4000 ans de massacre de sapins ça devrait suffire) ou de l'esprit de Noël (mouais, vous savez qu'on peut faire noël sans accueillir chez soi un épicéa déraciné clignotant comme dans rencontre du troisième type).
Ceci étant dit, comme il doit y avoir du bon en tout, il y a du bon dans le sapin de noël, et c'est grâce à belle maman (faut que j'y aille doucement, si je lui fait un compliment sans prévenir elle risque de péter un roulement sous le choc) qui a l'idée lumineuse d'accrocher à côté des anges, des chocolats et autres cochonneries fortement déconseillés par tous les diététiciens du monde, donc conseillés par moi.Le sapin de noel même rachitique et décharné trouve donc grâce à mes yeux pour cette seule raison. Comme quoi on peut être moche et utile (c'est pour rassurer quelques-unes des lectrices de cet article). Alors, bon, je supporte ça, grâce aux chocolats....