...Pourvu qu'on ait l'ivresse.
Pour planter le décor, sachez que j'écris ses lignes en mangeant une poire (je sais qu'il est 18 h, Carole me l
'a fait remarquer, mais bon Louise joue dehors et ne me voit pas grignoter et y'a plus de chocolats à la maison, donc...en plus c'est bon une poire). Tristan tête tranquille dans le salon. Il ne sait pas, oh pauvre petite chose sans dents, (mon fils aura des dents, les morses ont des défenses) que les jours d' allaitement maternel son comptés et que d'ici peu (quelques semaines, quelques mois), le réconfort du sein nourricier lui sera retiré au profit d'une froide tétine siliconée (non Pamela Anderson n'emménage pas chez nous !!). De fait Tristan a déjà goûter au biberon. Je lui ai donné sa première têtée plastique avant hier. Bon le lait reste maternel mais quand même....ben, il a tout bu, sans rechigné, sans se plaindre. Et tout ça sur moi !!!
Alors là plusieurs choses peuvent attirer notre attention. Primo : on ne cesse de nous parler de la relation entre un bébé et sa mère nourricière, ce privilège, ce lien qui se tisse entre les deux êtres...tu parles. Le bébé n'est pas plus fidèle à sa mère qu'à son resto favori. Ouvres-en un autre resto plus classe et plus sympa (c'est de moi que je cause là) et le bébé migre sans problème pourvu qu'il y retrouve son steak frite préferé.
En fait, un bébé passe la première partie de sa vie à quitter sa mère. Il va tout d'abord quitter le ventre gestatoire, puis le sein self-service et les jupes protectrices au moment de l'entrée à l'école. Il quittera enfin (pour elle..) sa mère pour une belle brune plantureuse à l'intelligence élevée qui sera en fait tout le portrait de sa mère, mais ça il l'ignorera aveuglé qu'il sera par ce truc improbable qu'on nomme Amour (ou Intérêt ou "t'as fais une connerie mon p'tit gars, va falloir assumer !!" c'est selon).
Le truc embêtant dans le début du biberon c'est la fin annoncée de l'allaitement,.Je vais devoir me mettre à bosser, à biberonner, à tapoter dans le dos en attendant le rot tempétueux. Carole ne sera plus obligée de se lever la nuit, je pourrai hélas le faire. Lorsque la mère nourricière est remplacée par le père nourricier c'est la fin de ma tranquillité à moi. Fini de rester avec Tristan quand il est calme pour, dès qu'il pleure le refiler à Carole avec un "il a faim" sentencieux.
Deuxio (le primo est plus haut pour ceux qui suivent) le bébé boit son lait que se soit au sein ou au biberon ce qui prouve bien que "qu'importe le flacon..."