L'ibère à Barcelone
Ses deux jours, ça a été promenade.
Nous avons crapahuté à travers toute la ville derrière Gaudi et aujourd'hui dans la vieille ville. On a fait pas mal de kilomètres mais ça valait le coup. Bracelone est une très belle ville. On a essayé de moins s'empifrer que dimanche, histoire de pouvoir encore marcher un peu. Et forcément nous avons fait les boutiques. Ce qui est dommage avec la mondialisation, c'est l'uniformisation des endroits. Il n'est plus possible dans une ville comme Barcelone de trouver une boutique originale qu'on ne trouve pas dans toutes les autres villes. Les jolis jouets en bois sont jurassiens et les produits du commerce équitable viennent de France. Les boutiques sont les mêmes que chez nous et le tee shirt "i love Barcelone" est le même que "i love Besançon". Toutes les miniatures de la Sagrada familia viennent de Chine et son sans doute fabriqués par la même usine qui fait les miniatures de la tour eiffel.
Nous avons fini par prendre des nouvelles de nos enfants. Si ça ne tenait qu'à moi, on aurait encore laissé passer un jour ou deux, mais l'esprit maternel, ça ne se commande pas. Et devinez quoi ! Louise a la scarlatine. Ben voilà, deux jours chez papou, mamie et voil. Bon, j'exagère un peu...ok, beaucoup. Elle était déja malade avant que nous partions lâchement dans un autre pays. Mais le médecin de chez ses grands-parents la connait presque aussi bien que notre médecin à nous, alors on a confiance. Elle a passée un ou deux jours sans vouloir manger et en toussant pas mal. Mais ça a l'air d'allé mieux, elle dort beaucoup ce qui est la marque de Louise malade.
Tristan se porte comme un charme, il joue avec sa petite cousine sans se soucier de sa soeur malade. Il se baffre et refuse catégoriquement de marcher dans la neige. Non, c'est pas son élément la poudreuse, c'est comme son papa. En plus, la neige, ça mouille, c'est froid et ça a pas de goût.
Louise a l'ennui de nous quand elle se fait disputer ou quand elle est fatiguée. Tristan n'a pas l'ennui. De toute façon, un tracteur et un papou suffisent à son bonheur. Il dort, mange comme quatre et passe son temps à parler sans que personne ne le comprenne (un peu comme moi en ce moment). Mais Carole se débrouille bien en espagnol (même si à Barcelone la langue officiel est le catàlan), ce qui fait que je peux me permettre de faire le touriste qui comprend rien. Ca me va bien. Et puis, dans les restaurants, comme c'est Carole qui commande, je suis parti du principe que c'était elle qui payait. Comme ça, j'ai le minimum de contact avec les indigènes.
Voilà demain on continue les visites et les achats de fringues pour Carole et les enfants et peut-être d'autres, on verra. On ira faire un tour chez promod, pimkie, jacadi et tous ces magasins si originaux dont seule la catalogne a le secret.
Sur ce, faut que je digère mes tapas moi.