Un dimanche en famille.
Ah, les dimanches entre nous. Au calme, tous les quatre comme une vraie famille. Comme dans la petite maison dans la prairie.
D'abord le réveil de Tristan à six heures trente. En plus de mauvaise humeur, mal réveillé. Bon, Carole m'a laissé dormir ce matin pendant qu'elle s'occupait du bébé râleur. Et Louise s'est levée dans la foulée de son frère, forcément, quand l'un fait quelque chose, l'autre veut faire pareil.
Quand je me suis réveillé, Carole avait recouché Tristan, Louise jouait sur l'ordinateur, le chat dormait sur les escaliers et il pleuvait dehors, bref un vrai dimanche d'hiver.
Tristan s'est levé à onze heures. Il avait faim. Et Tristan qui a faim, c'est quelque chose. Monsieur connaît tous les placards, il sait où se trouve tous les trucs comestibles à son goût et il n'hésite pas à se servir. Il n'est pas rare de le voir arriver dans le salon, l'air décontracté, un craquinette à la main qu'il enfourne dans sa bouche entre deux phrases codées en bébé. En plus dans ces cas là, il est tout fier de lui et il me ressemble tellement que je n'ai pas la force de le disputer.
De tout façon, il s'en moque de ce que je lui dit. Il a pris l'habitude de grimper sur le canapé. Bien sûr, Carole et moi, l'imaginons à chaque fois tombant la tête la première carrelage. Donc nous lui interdisons le canapé. Sauf que il n'écoute rien. Ou plutôt si, il écoute mais brave les interdits tel le rebelle en couche qu'était sa maman à son âge. Non seulement, il continue à monter sur le canapé, mais il pousse le vice jusqu'à appeler quand il est debout dessus :" Maman, regarde" (enfin ça, mais en langage bébé codé). Et le voilà tout content courant d'un bout à l'autre du canapé et nous faisant sauter quelques battements de coeur et perdre quelques années d'espérance de vie.
Ce qui l'éclate aussi beaucoup, mon fils, c'est la souris de mon portable. Il suffit, comme cet après-midi que je m'installe tranquillement avec l'ordinateur pour faire des choses importantes et très intelligentes (je fait toujours des choses importantes et très intelligentes avec un ordinateur, moi) pour qu'il vienne sur moi, attrape la souris et ferme toutes les fenêtres que j'avais ouvertes et m'oblige à recommencer l'article que je venais de terminer pour le blog et qui me semblait être un des meilleurs jamais écrit avec tout ce qu'il faillait pour vous tenir en haleine pendant des heures et drôle à faire péter la gaine de belle-maman. Et quand, dans un mouvement de colère, je lui confisque la souris, il en profite pur appuyer sur le bouton d'extinction du portable.
Là,, je me dit que le dimanche idyllique n'a pas pris le bon chemin. Quand soudain, Louise, qui ne supporte pas que son frère soit près de moi plus de trois minutes sans intervenir, arrive, se colle à moi, Tristan fait pareil de l'autre côté. Et me voila donc coincé entre mes deux enfants, regardant l'écran éteint de l'ordinateur et de l'aute côté, Carole ricanant derrière son livre.
Tristan s'est réveillé de sa sieste à quinze heures, là, il a décidé qu'il avait faim. Pourtant il s'était bâfrer à midi. On lui explique gentiment que non, le goûter c'est à seize heures. Et quelques minutes après, on retrouve pépère dans la cuisine, ayant décidé de mélanger à même le sol la farine et le cacao, encore un peu et il y mettait du sucre en poudre et de la maizena. le tout sous le regard de Louise qui ne trouve rien de mieux à dire que "ohhhh ! regaaarde mamaaan ce qu'il fait Tristaaaannn!" Là, j'ai une vision de Charles Ingales, massacrant ses enfants avec sa hache.
Enfin, entre Louise qui a refusé de manger ce soir et Tristan qui ne voulais pas se coucher. Le dimanche s'est terminé sur une soirée tranquille, sans télé. Pas vraiment en tête à tête vu que moi j'écrivais cet article pendant que Carole discutait au téléphone avec la marraine de Tristan des avantages d'essayer un homme avant de l'adopter.
Et voilà un dimanche calme et reposant, en famille. Heureusement que je peux dormir au boulot, sinon je ne sais pas comment je tiendrais.