Allez, on rentre.
Tristan est rentré.
On sait pas ce qu'il a eu.
Il me semble que je l'avais dit.
Bon, ce n'est pas aussi simple. Tristan a subi plusieurs examens pour écarter certaines infections et certains syndrômes. L'ORL étant parti au ski, il a été jugé qu'il n'était plus indispensable de lui faire voir Tristan. Reste un examen du coeur demain et nous pourrons passer aux cadeaux de Noël. Hier Tristan a été mis sous double antibiotique, ce qui a fait baisser sa température. Ce matin, le médecin ayant écarté le sydrôme de Kawasaki et le lupus (!), Carole leur a fait comprendre qu'elle aimerait enfin rentrer au moins pour se changer.
Les toubibs étant généreux et les places manquantes, ils ont décidé de libérer Tristan de sa perfusion et Carole des patates bizarres au goût de poisson.
C'est dommage, je commençais juste à m'habituer à être tout seul à la maison. J'avais réussi à fourger Louise à sa marraine et ses grand-parents. Je me faisais plaindre, tout plein de gens étaient aux petits soins. Et voilà, c'est fini.
Sérieusement, ça soulage qu'ils soient revenus à la maison en bon état (enfin pour Tristan). Je me dit que si Tristan nous fait un truc comme ça tous les six mois, mon espérance de vie va se réduire comme peau de chagrin. Déjà qu'à cette époque de l'année, ma résistance est mise à rude épreuve par mon boulot (et par mes collègues aussi, mais ça, c'est tout au long de l'année).
Maintenant, je n'ai plus d'excuses pour finir les cadeaux de Noël. Je vais devoir faire fissa pour le coup. Où trouver des trucs tout pourris, vu qu'il n'y a plus rien dans les rayons des magasins.
Faudra que je trouve autre chose pour l'année prochaine.