C'est beau les nuages !
Ah quelle journée !
Ce matin, nous sommes partis de Paris, nous avons réussi à nous perdre alors que nous avions avec nous un gps préinformatique (un itinéraire sur un papier). Nous avons couru d'un terminal d'aéroport à l'autre et j'ai failli nous faire rater le vol (note pour le retour : le joli cadeau que m'a fait ma belle-soeur et qui m'est super utile en général, ne passe pas le contrôle des douanes, mais bon, j'ai réussi à le garder, mon couteau suisse ).
Est ce que vous saviez que je détestais l'avion ? Non, bon maintenant vous le savez. Alors pourquoi, vu que c'est moi qui ai organisé le voyage, ai-je ressenti le besoin de choisir ce moyen de transport ? En fait c'était le plus simple, le plus rapide et surtout le moins stressant...pour Carole. Je n'aime pas être sur un escabot, j'ai du mal avec les ascenseurs, j'ai des fourmis dans les pieds quand je passe sur un pont, alors l'avion, je ne vous raconte même pas.
Je sais que c'est sûr, je sais que je ne risque rien, je sais que le pilote a renoncé à l'alcool et que sa cure de désintoxication à la cocaîne touche à sa fin. Mais je ne peux m'empêcher d'avoir peur. C'est une peur incontrôlable et irraisonnée, c'est pour ça en fait que je lui fais face de temps en temps. La vrai peur quasi panique, je l'ai dans les montagnes russes. Là, j'ai mon cerveau me dit toutes les cinq secondes que je vais mourir et comme ma raison est déconnectée dans ses cas là, je ne vais plus sur les manèges. Trop éprouvant.
J'ai à chaque fois l'impression que l'avion va tomber, je dois en permanence me contrôler, c'est un très bon exercice de self contrôle pour moi, l'avion. Carole, elle est comme une gamine dans un truc comme ça. Elle a le nez collée au hublot (même si entre elle et le hublot, il y a des gens) et elle trouve que c'est super joli les nuages en bas. Pour moi, les nuages en bas, c'est pas leur place, ils doivent être en haut et nous par terre, un point c'est tout. La prochaine fois on y va en calèche, en vacances.
Enfin, Barcelone, nous descendons de l'avion, nous dirigeons vers la salle pour récupérer nos bagages et...nous entrons dans une boutique de fringues...avant même d'aller aux toilettes ou de boire un café...Ca commence bien les vacances. On a quitté les soldes en France pour tomber sur celles de Catalogne.
Nous sommes à l'hotel, nous sommes fatigués, mais tout va bien.
Et mes enfants, me direz-vous ? Ben, je sais pas. Le truc c'est que la journée à été très intense, et que nous n'avons pas eu l'occasion d'avoir de nouvelles d'eux. Donc tout va bien pour eux, ils s'amusent à démonter la maison de papou et mamie. C'est ce que je me dis. Voilà, il est tard, j'essairai de vous raconter ce que font mes enfants pendant que je fais les boutiques à je sais pas combien de centaines de kilomètres de chez moi demain après une bonne nuit de sommeil.