Dans l'oeil
Y-a des petits moments comme ça !!
Hier, nous étions tout les quatre à la maison, en famille. Pas tous au top de notre forme en fait, Carole a une angine, Louise une rhino, Tristan a toujours le nez un peu bouché et moi...ben ça va. "Chouette", me direz-vous "comme ça tu peux chouchouter Carole pendant sa convalescence". Je vous prie d'arrêté de mettre dans la tête de Carole, des idées que j'ai un mal fou à faire sortir après.
Pour tout vous dire Carole et moi sommes plutôt fatigués. C'est aussi la principale raison pour laquelle j'écris moins sur ce blog en ce moment. Boulot plus enfants ça va pas avec repos et farniente. Mais bon, je crois qu'on tiens le bon bout, mais vivement les vacances qu'on fourgue les mômes aux grands-parents et qu'on parte en voyage en Terre Adélie ou dans un coin aussi peuplé.
Hier donc (oui j'essaie de suivre un fil dans ce que j'écris mais c'est dur pour moi, je dois tenir ça de Louise....ou l'inverse) en début d'après-midi, Louise faisait la sieste, Tristan l'imitait en frère consciencieux. Nous étions Carole et moi sur le canapé. Et j'ai eu droit à un moment que j'adore, carole s'est endormie la tête sur mes genoux et tout d'un coup, il n'y eu plus de bruit dans la maison. Je me suis retrouvé un peu comme dans l'oeil d'un cyclone (avec Louise et Tristan on en est pas loin des fois, du cyclone), tout était calme, je savais que ça n'allait pas duré. C'est différent du soir où, quand les enfants sont couchés on se dit ouf ! Pensons un peu à nous ! Non là c'était une pause, le temps qui s'arrête pour recharger les batteries. J'ai profité du calme, je m'en suis nourri comme on s'imprègne de la chaleur d'un feu. J'ai caressé les cheveux de Carole, réalisé une fois de plus combien je l'aimais (c'est bien ces petits rappels) et la chance que j'avais de l'avoir rencontrée et qu'elle soit suffisamment têtue pour vouloir m'avoir et patiente pour vouloir me garder. La chance d'avoir les enfants que j'ai malgré tout ce que je peux dire ici.
Il y a des moments qui vous font plus de bien que des nuits entières de sommeil. Hier j'ai eu droit à un de ces moments là. J'ai vraiment de la chance.
Puis Tristan s'est réveillé et nous avons joués tous les deux, histoire de prolonger l'instant et d'en faire un souvenir.