Banzaaaïïïï
Ca commence bien !
Je suis en vacances. Normalement les vacances c'est repos, tranquillité et glandouille...Eh bien pas du tout.
Tout d'abord il faut savoir que Carole bosse sa première semaine de vacances...Ouais, je sais, mais elle, elle est directrice d'école alors elle a le droit...
La grosse différence en fait c'est qu'au lieu d'être réveillé à cinq ou six heures par le réveil pour aller au boulot, je suis réveillé par Louise à sept heures...C'est de la grasse mat' royale !
Hier, Tristan s'est mis à la cascade. Il était peinard dans son parc, debout, tenant un morceau de pain d'une main et le bord du parc de l'autre. Soudain, dans un élan kamikaze, ou dans une erreur de coordination, il lâche la rambarde et s'accroche à son morceau de pain. Certain donneurs de leçons pourrons faire remarquer qu'il eut mieux valu qu'il fisse l'inverse (ouais, non, mais des fois, faut quand même que j'essaie de donner un semblant de crédibilité à ce blog, alors je tente des formules, acrobatiques soit, mais qui permettent de me la péter un peu...ou pas), mais je tiens à vous rappeler qu'il n'a pas encore onze mois et qu'à cet âge une inversion de main n'est pas catastrophique...Sauf que là...
Avant d'avoir eu le temps de rattraper son erreur et le bord du parc, la Gravité lui fit signe, et lui rappela qu'il est soumis à sa loi comme tout un chacun et que c'est pas parce que tu ne connais pas Newton que tu vas planer. S'en suit donc une chute dans un superbe arc de cercle digne d'un exercice de physique de terminal S. Il se trouve qu'à l'endroit précis où chut le chérubin chahuteur stationnait une boite qui habituellement contenait des cubes pour amuser les enfants. Le sors voulu (soutenu par la Gravité) que la boite se trouva sur la trajectoire entre le visage de Tristan et le sol et que le dessus de sa lèvre rencontra le coin de la boite.
Ce qui nous donna dans l'ordre : un bébé qui pleure, un papa qui relève le bébé et qui s'aperçoit qu'il a le visage en sang, qui se demande si le bébé ne s'est pas fait mal dans la bouche (surtout que, je ne vous le cache pas, un bébé qui hurle avec dans la bouche une bouillie sanguinolente, ça fait flipper), un coup de fil rapide à la maman avec ordre de se pointer tout de suite (c'est un peu sec mais je vous jure que dans ces cas là, c'est super efficace), un passage immédiat par la case salle de bain avec lavage à l'eau, histoire de faire le tri entre le sang qui arrive et celui qui s'attarde sur les lieux, découverte que la bouillie n'était autre que le pain qu'il avait dans la bouche, repérage de la plaie et fin de l'hémorragie....Ouf.
Au final, plus de peur que de mal. Une plaie en haut de la lèvre qui n'a pas saignée longtemps mais violemment, un bébé qui pleurait plus à cause de l'eau froide que je lui passais sur la figure que de la douleur, un papa qui se calme après son bébé et une maman qui vu qu'elle est la dernière sur les lieux se calme après tout le monde non sans avoir envisagée les points de sutures, la conduite aux urgences voir la chirurgie esthétique.
Un peu de désinfectant, une pommade antiseptique et réparatrice et le tour est joué. Tristan est content d'avoir sa première cicatrice de guerre (qui ne devrait pas restée, je me rassure et vous aussi peut-être), moi triste d'avoir perdu un tee-shirt blanc quasi neuf et une ou deux années de vie en quelques secondes, la Gravité rassurée que la jeune génération lui obéisse toujours (parce que vous savez ce que c'est que les jeunes, ça n'en fait qu'à sa tête et d'ici que ça ait envie de foutre en l'air les traditions, y-a pas loin, moi j'vous l'dis). La boite à l'origine de nos ennuis est bannie du parc où joue Tristan (de tout façon, il est trop petit pour fréquenter les boites d'ennuis).
Les vacances commencent donc sur les chapeaux de roues et des trous dans la peau.
Et ce n'est que le début...Bientôt il marchera, c'est là que les soucis commencerons.