Le syndrôme du papa secoué
A quoi ça sert un papa avant l’accouchement ? Ok, à la conception, mais avouez que entre les fois où ça a servi à concevoir et les fois pour le plaisir (ou pour l’entrainement) y-a pas grande différence. Quand on lui annonce la grossesse le père dit « c’est génial » et pense « et…merde ». La future maman, elle a tout prévue « on va mettre le bébé ici, sisisi en abatant la cloison, en mettant une poutre de soutien, on réduit le salon pour agrandir la salle de bain et à la place de ton bureau, on fait une salle de jeux avec un parc de boules en plastiques. Ton bureau, ben on aménage le placard de l’entrée, on pousse les balais et y-a la place de mettre l’ordinateur et ton fauteuil !! ».
Ensuite 9 mois de travaux, avec une nouvelle idée par semaine (les petites semaines), des nausées au début, des gens qui se préoccupent de plus en plus de la maman et de moins en moins de vous (même votre mère vous appelle pour prendre des nouvelles de la future maman et du bébé « oh ! Et moi ! C’est à moi de couper le cordon, pas l’inverse !!!).
Et vous, vous peignez la chambre, en bleu ou en rose, ou en fuchsia, en taupe, en violine, enfin toutes ces couleurs qu’un homme normalement constitué est incapable de reconnaitre. Par contre y-a un truc que vous avez anticipé, votre rôle principal, votre mission ultime : le transport. Vous avez repérer toutes les routes, les meilleures itinéraires, vous êtes devenu un gps humain. Et le jour « j » rien ne se passe comme prévu ; des travaux, une crevaison, un temps de merde et voila votre seule mission en 9 mois (en dehors de repeindre votre ex-endroit-kamoi avec des couleurs improbables) qui part en live.
A la maternité c’est pire, vous êtes considérer, au mieux comme un meuble, au pire comme gênant. Et vous voyez la femme que vous aimez souffrir pour mettre au monde votre enfant, et vous ne pouvez rien faire sauf dire des trucs à la con du genre « ça va aller ?? », « t’as mal là ?? », « je peux finir la bouteille d’eau ? », et elle vous regarde avec cet air qui dit « c’est tout ce que tu as à dire, abruti, même pas foutu de peindre une chambre en parme, comme je voulais. J’aurais due écouter ma mère ».
Enfin le bébé est là. Et à la maternité, vous êtes toujours considéré comme un « visiteur » (merci les filles, mais j’y suis un peu pour quelque-chose dans le truc qui braille là). Et tout le monde aux petits soins pour le bébé, pour la maman…. Vous comprenez pourquoi tant d’hommes jeunes et vigoureux sombrent dans l’alcoolisme. Moi je m’accroche aux gâteaux….