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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 11:49

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L’amour est un combat.

C’est con comme phrase mais c’est tellement vrai. Même avec nos enfant, là où l’amour semble une évidence.

L’amour entre deux personnes prend plusieurs formes. Il évolue avec le temps, change, se renforce ou disparait, se renouvèle ou s’épuise. Le conserver intact est un combat. Eviter l’épuisement de l’amour au profit de la routine ou de l’indifférence est une nécessité si on souhaite un tantinet d’épanouissement dans sa vie. Dans un couple, ça se fait à deux. Chacun fait sa part du chemin pour aller vers l’autre. Certaines fois le chemin est difficile, tortueux et semé d’embuches, et si l’autre ne nous tend pas la main, il arrive qu’on renonce. On peut aussi s’accrocher jusqu’à ce que l’autre comprenne, mais ça exige de la patience, de la force et un amour réel.

L’amour est un combat, une conquête, un siège. Avec à ma gauche un beau chevalier en armure blanche et à ma droite une guerrière farouche, la hache à la main et le regard pas commode (ouais, pour une fois, je donne le beau rôle au mec, ok !). Ouais bon, on peut aussi avoir deux beaux chevaliers en armure blanche ou noire (faut quand même les différencier) ou deux guerrières farouches avec une hache ou une masse d’arme. Et tout ce petit monde se met joyeusement dessus dans la grande prairie de l’amour à conquérir. C’est une affaire de courage, de force, de résistance et de conviction. Mais aussi quelque fois de patience.

Mais ce qui est paradoxal, c’est que cette conquête, c’est l’un contre l’autre et l’un avec l’autre. On peut conquérir l’être aimé, faire le siège de son cœur et combattre toutes ses peurs, ses questions et ses angoisses. Et au final on gagne tous les deux.

Mais la victoire n’est jamais « il vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». La belle armure blanche rouille, et de toute façon, il finit par ne plus pouvoir l’enfiler son armure, le chevalier avec toute la bière qu’il boit. Il est là, dans son manteau d'hermine en seigneur du chateau, confiant et sûre que tout est fini. La guerrière s’empâte un peu aussi et range sa hache et son regard farouche pour ne pas faire peur aux enfants.

C’est là en général que commence les ennuis. Quand le gros chevalier rouille ne vois pas arrivée l’invasion insidieuse de l’Habitude, de la Routine et du « passe-moi le sel ». Et ils ne sont que la première vague, arrive ensuite l’Ennuie puis l’Indifférence qui finit par rendre le chevalier transparent aux yeux de la guerrière et la guerrière invisible aux yeux du chevalier. Et si nos deux héros se sont tellement encroutés qu’ils ne voient rien, alors c’est fini, on les déménage une nuit du château de l’Amour à la cabane de la Routine sans qu’ils s’en aperçoivent.

D’où la nécessité de garder son armure luisante et huilée, d’entretenir son corps de chevalier, d’aiguiser régulièrement sa hache et de continuer à faire le regard pas commode, au moins devant la glace le matin. Car à tout moment le château doit pouvoir être reconquit.

C’est bien beau tout ça me direz-vous, mais il se passe quoi si la guerrière trouve que le jeune et svelte chevalier du château d’à côté est vachement mieux que le siens qui grossi presque à vue d’œil et qui commence à vieillir grave ? Je vous répondrais : « heu ! », vous me direz : « quoi ! » avec les sourcils froncés et l’accent du terroir. Je vous dirais alors que c’est une autre histoire et que là le combat se complique sérieusement, un peu comme si vous faisiez un match de foot avec trois voir quatre équipe sur le terrain. Et en plus, comme je n’ai pas la place de traité ce sujet dans cet article, je vous dirais que « zut, c’est moi qui écris et que je fais ce que je veux ».

Mais l’amour n’est pas que ce combat là. C’est aussi un combat avec nous même face à nos enfants. On doit se facher, les disputer, les punir et tout ça, justement parce qu’on les aime. Des fois j’aime tellement mes enfant que j’ai envie de les envoyer loin, en orbite, sur mars, vers l’infini…et au dela. Quand ils sont là, je voudrais qu’ils soient loin, quand ils sont loin, ils me manquent.

L’amour c’est pas un truc simple, surtout avec les enfants. Pas de risque d’habitudes ni de s’encrouter avec eux. Pas de risque d’ennuie ou de routine. Le problème c’est justement que c’est le contraire. Des fois, je me dis qu’ils cherchent les limites de mon amour, savoir à partir de quel moment je vais me mettre à les détester. En ce moment, je sens bien ça.

Mais bon, ils peuvent toujours y allé. J’ai de la réserve. Ce n’est pas les moments que je préfère, ces périodes où les enfants tests notre résistance et cherche la faille. Ce n’est pas facile d’être dur et volontaire quand on voudrait être tendre et s’abandonné avec ceux qu’on aime. Mais mes enfants ne me laissent pas le choix. C’est marche ou crève. C’est dix minutes de jeux complices pour une heure de caprices. Après ce que eux ne savent pas, c’est que cela ne remets pas en cause l’amour que je leur porte. L’avantage de l’amour qu’on donne à nos enfants c’est ça, il est inusable. Pour eux, je serai toujours en armure, prêt au combat.

Ouais, enfin, encore faut-il que je retrouve mon cheval…

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commentaires

andrea 21/05/2011 19:56



t'es génial
C'est super de te lire de nouveau... 



Jo 21/05/2011 22:37



Ah, tu crois vraiment que je suis génial ?


Alors, il dois y avoir du vrai là dedans.


Je sais, ça fait longtemps que tu ne m'as pas lu. Je vais faire des efforts.


A ton tour maintenant. Allez hop, à ton blog, zou ! :)



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